AG des AMAP IdF et du MIRAMAP

Mars est la saison des choux ou des endives mais aussi celles des Assemblées Générales.

Vous êtes invités à venir mêler l’utile à l’agréable en participant à celle du Mouvement InterRégional des AMAP dans le beau village dauphinois de Réaumont (Isère). Pssst 4 AMAPien.ne.s sont déjà motivés pour s’y rendre, c’est le weekend du 30 au 31 mars.

Retrouvez toutes les réponses à vos questions ici

Le programme:

Samedi 30 Mars

10h-13H : Assemblées Générales partagées des 3 réseaux.
Le réseau des AMAP de l’Isère, le réseau des AMAP d’Auvergne-Rhône-alpes et le Miramap co-organisent un grand rassemblement autour du thème “Ensemble, changeons d’alimentation”. On vous attend nombreux.ses pour ces rencontres festives !

13H-14H30 : Repas Partagé
14H30-17H : 7 Ateliers en pensée et en pratique

Atelier 1 : Apprenons à cuisiner le changement
Atelier 2 : Dignité animale : de la naissance à la mort
Atelier 3 : Le mouvement des AMAP, où en est-on ?
Atelier 4 : Alimentation des jeunes, place des AMAP
Atelier 5 : Stop-pesticides dans notre alimentation
Atelier 6 : Ensemble, pour une Autre PAC
Atelier 7 : Faire face aux aléas de production en AMAP

17h30 : Table Ronde “Changeons la société par notre alimentation”, en présence de Paul Aries, Emilie Jeannin, Chantal Gehin.
Paul Aries est politologue, journaliste, et auteur de “Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser.
Emilie Jeannin est éleveuse en Côte d’Or de vaches charolaises, elle est gérante du projet Boeuf Ethique d’abattoir mobile.
Chantal Gehin est formatrice en Alimentation humaine et présidente de la FRAPNA Isère

19h : Apéro-Repas en Musique

Dimanche 31 Mars

9h30 : Visite de ferme en élevage paysan
11H : Conférence-débat de Jacques Caplat, agronome et ethnologue, secrétaire général d’Agir pour l’environnement : “Comment changer d’agriculture et d’alimentation demain ?”
13H : Buffet paysan de clôture
14H30 : Ateliers pour les membres actifs
16H30 : Fin des travaux

Et en continu : un stand pour partager les ressources du Mouvement des AMAP1


Le réseau des AMAP d’Ile-de-France organise son AG le samedi 16 mars. C’est un peu moins loin et c’est toujours aussi important,

Tous les détails sont à retrouver ici

Et le programme est en image!


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30/09/18 – Fin d’été à la Ferme des Perrières

Journée portes ouvertes chez notre producteur de fruits

Dans la cour de la ferme, stands d’associations, fabrication du jus de pommes, marché bio (bières, légumes, fromages, céréales)…

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Visite du verger

Les vergers de la ferme des Perrières sont pour certains assez vieux: certains arbres ont près de 40 ans, les arbres sont fragiles, les variétés plantées ne sont pas très résistantes aux maladies. D’où un soin accru et une gestion très attentive.

Les arbres fruitiers sont en agriculture biologique difficiles à entretenir: maladies et parasites sont nombreux, pour les pommiers: carpocapse (vers des pommiers et des poiriers) et tavelure (maladie cryptogamique des pommiers et poiriers).

Les kiwis

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Campagne mondiale pour les semences : parrainer une semence

 

A l’occasion de la journée internationale d’actions pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité »,

(Harare, le 16 octobre 2018) Les semences paysannes sont un patrimoine des peuples au service de l’humanité. Elles sont la base de la production alimentaire mondiale et permettent aux paysannes et paysans de produire et aux consommateurs et citoyens de trouver une alimentation saine et diversifiée. Elles nous permettent de résister, maintenir nos cultures ancestrales et défendre notre identité paysanne.

Or, ces graines de vie sont menacées par les politiques semencières des pays riches, les accords de libre-échange et l’agribusiness. Sous prétexte “d’améliorer” la productivité des semences, l’agribusiness a créé un système semencier néolibéral qui a homogénéisé, appauvri et monopolisé les semences, provoquant la perte des trois quarts de la diversité semencière et annihilant une diversité que les peuples – grâce aux travail des paysannes et paysans – avaient mis 10000 ans à générer.

Trois entreprises, Monsanto-Bayer, Syngenta-ChemChina et Dupont-Dow, contrôlent plus de 50% des semences commerciales dans le monde – de plus en plus souvent des semences génétiquement modifiées afin de résister aux herbicides et produire des insecticides. Sous l’impulsion de l’OMC, de la banque mondiale et du FMI, et au travers des accords de libre-échange ainsi que des lois brevetant les semences et protégeant les droits des obtenteurs, comme les normes UPOV, ce système semencier n’autorise que la circulation de ses propres semences, criminalisant la sauvegarde, l’échange, le don et la vente des semences paysannes locales.

La situation est telle que les paysans et les paysannes ont perdu beaucoup de leurs semences locales, sont mis en prison pour la défense et l’échange de leur patrimoine semencier, et risquent les rafles et la saisie de leurs graines. La biodiversité est détruite par l’utilisation d’engrais chimiques, de semences hybrides et d’organismes génétiquement modifiés développés par les entreprises multinationales. Les citoyennes et citoyens ont difficilement accès à une alimentation saine, diversifiée et bonne pour leur santé.

La Via Campesina et ses alliés se battent pour changer la donne. Partout dans le monde, La Via Campesina et ses organisations membres multiplient les efforts de formation, d’éducation, de soutien mutuel et d’échange des semences. Nous nous battons pour que les lois nationales et les traités internationaux garantissent les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger vendre et protéger leurs semences contre la biopiraterie et les contaminations génétiques, nous rédigeons des livres sur l’histoire des semences, réalisons des études et des cartographies. Nous fondons aussi des écoles d’agroécologie et organisons des foires d’échange de semences paysannes. Nous exerçons notre droit d’autodétermination pour sélectionner les variétés de semences que nous voulons planter et rejeter les variétés dangereuses économiquement, écologiquement et culturellement. Ce sont des droits affirmés par le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture et par la Déclaration des Nations unies sur les droits paysans qui vient d’être adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme à Genève. C’est également le seul moyen de garantir une alimentation saine aux citoyens, la préservation de la biodiversité et l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé en 2001 à Rome la Campagne Internationale des Semences Paysannes, patrimoine des peuples au service de l’humanité, dans l’objectif de promouvoir la récupération des systèmes traditionnels de conservation, d’entretien et d’échange des graines locales et les droits collectifs inaliénables des paysans sur leurs semences. En ce 16 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondiale d’Action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, nous relançons cette campagne et l’action « Adoptez une semence ».

Nous appelons chaque agriculteur, famille paysanne ou communauté à s’engager dans l’adoption d’une variété de semences végétale ou animale, à devenir le gardien de cette semence, en assurant sa propagation, sa reproduction et sa distribution et s’engager dans la défense collective de ses droits de les utiliser, les échanger, les vendre et les protéger. Nous créerons ainsi un grand réseau de semences paysannes permettant de sauver celles qui sont devenues rares et d’étendre la production vers la souveraineté alimentaire des peuples.

En adoptant une semence, les familles paysannes préservent leur identité et leur territoire et affirment leur mode de vie paysan. Elles revendiquent la mémoire historique et la culture ancestrale de la gestion des semences, en promouvant une agriculture écologique urbaine et rurale qui reproduit le miracle des semences et des aliments plus nombreux et de meilleure qualité, goût et valeur nutritionnelle.

Aucune mesure gouvernementale ne peut limiter les droits collectifs des paysans d’utiliser d’échanger et de vendre leurs des semences. Le consentement libre entre paysannes et paysans devrait être appliqué sans restriction.

La Via Campesina

Sans semences, il n’y a pas d’agriculture ; sans agriculture, il n’y a pas de nourriture ; et sans nourriture, il n’y a pas de peuples.

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !



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16/09/18 – Récolte de pommes de terre à la Ferme du Noyer

Dimanche 16 septembre, Jean-Marc nous a invités dans sa ferme pour la récolte des pommes de terre. Sur place, et sous un beau soleil, nous avons retrouvé des adhérents plus matinaux de la deuxième AMAP de Jean-Marc, l’AMAP de la Butte. Nous étions donc une douzaine pour les aider, lui et Omrâan, son saisonnier.
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Les pommes de terre, plantées au mois d’avril, occupaient plusieurs rangées sur une parcelle de 1600 m2. Et c’est après le passage du tracteur pour les déterrer que nous avons pu les ramasser, en prenant bien soin de ne pas mélanger les variétés ! Bintje, à chair farineuse, et Maïwen, à chair plus fine, ne se destinent en effet pas à la même cuisson.

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Après quelques heures et un pique nique convivial à l’ombre du noyer, Jean-Marc a effectué un deuxième passage du tracteur pour biner la terre dans l’autre sens, et nous permettre de repasser sur les bandes pour ramasser les pommes de terre qui nous ont échappé.

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Bilan de la journée, environ une tonne de pommes de terre, rangées dans des filets afin d’être stockées pour l’hiver !

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Le lendemain, Jean-Marc et Omrâan feront deux passages supplémentaires pour ne laisser aucun tubercule aux mulots croisés dans le champ !

Dès le mardi suivant, nous avons retrouvé les premières pommes de terre dans notre panier de la semaine !

 


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