Les blés anciens d’Olivier et les champs de Pascal – Gommerville(28)

Suite au départ à la retraite de Pascal Garros, cet été 2020, et à la cession des terres et bâtiments de la ferme à un repreneur, Olivier part vers une autre aventure, il est en train de s’installer dans un autre site, avec un autre projet. Il reviendra vers nous avec ses merveilleux pains en janvier 2021.

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Pour fêter ses premiers mois de production de pain, Olivier, le boulanger partenaire de notre AMAP, a invité tous ses mangeurs de pain à la ferme de la Basse Cour. Au programme: visite des champs de blés anciens, dégustation de pain, déjeuner sous les arbres, rencontre avec d’autres mangeurs de pain pas forcément en AMAP, discussions, échange d’informations, projection d’un film et…. convivialité.

Nous sommes d’abord allés faire une visite dans les champs. Olivier nous a présenté la parcelle sur laquelle il mène des essais. Il a ainsi planté une vingtaine de blés anciens obtenus auprès de l’INRA et du réseau “Semences paysannes”. Les graines ont bien poussé. L’heure est maintenant venue d’étudier l’adaptation de ces céréales à la terre de Beauce et leur intérêt pour la boulangerie .

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Ensuite, Pascal, céréalier bio propriétaire de la ferme où est installé Olivier, nous a présenté les parcelles de céréales plus classiques qui fourniront la farine pour le pain qu’Olivier produira à la prochaine saison. Cultiver du blé biologique… pas si simple! Dans ce champ de blé, trois variétés de blés ont été plantées simultanément. Dans la mesure où le blé est très consommateur d’azote, il est nécessaire de faire une rotation des sols. La prochaine plantation de blé sur cette parcelle aura donc lieu dans 7 ans. Entre temps, de la luzerne, du quinoa, de l’épeautre, des lentilles ou encore des herbes aromatiques y seront plantés. Mais, quand on veut, on y arrive: voyez ce magnifique champ de blé!

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Ci-dessous, voici le champ de petit épeautre (ou engrain). Il s’agit d’une des céréales les plus anciennes cultivées par l’humanité. Pour les novices : l’épeautre est un type de céréales, alors que le blé en est une autre.

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Après un repas très sympathique, nous avons visionné le documentaire « Du grain au pain, cultivons la biodiversité » présentant une rencontre internationale de paysans boulangers,  boulangers, meuniers et chercheurs de 19 pays cherchant à perpétrer et à partager leurs connaissances et savoir-faire.

Avant de repartir, nous prenons le temps de faire quelques achats à la boutique tenue par Claire et Pascal. Entre autres, s’y trouvent leurs farines, leur quinoa et leurs lentilles.

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Maintenant une devinette : quelles différences y a-t-il entre un champ de blé conventionnel et un champ de blé bio? Saurez-vous les reconnaître?

Quels sont les différences entre ces deux champs?

Champ A photos 1 et 2 / Champ B photos 3 et 4 : lequel est bio? lequel n’est pas bio?

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ci-dessus photos 1 et 2

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Ci-dessus photos 3 et 4

2/06/18 – Visites dans les fermes

Chez Pascal et Claire Garros, céréaliers et Olivier Lavielle, paysan-boulanger Le Fournil Le pain Commun –  Ferme de la Basse-Cour à Gommerville (28)

Chez Cindy et Nathan, aviculteurs – La Ferme de Beauce (28)

L’accueil du matin se fait au fournil situé dans la ferme de la Basse-cour avec brioche, confiture artisanale, beurre jaune “bouton d’or”, pains aux graines et au petit-épeautre, thé, café … le soleil, les rosiers en fleur et le cèdre de la cour.

Olivier nous explique à l’aide d’un moulin miniature à meule de pierre comment on meule le blé pour obtenir différentes farines. C’est ce type de moulin qu’il souhaite acquérir dès que sa formation sera terminée et qu’il en aura les moyens.

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Pascal nous raconte l’histoire de la ferme de la Basse-Cour avec ses 175 hectares céréaliers. Et les 20 années de transformation pour aller vers un modèle biologique et intégré au maximum dans le territoire de l’Eure et Loir.

Devant le champ expérimental où poussent les blés “anciens” avec lesquels Olivier espère faire des pains plus tard quand il aura multiplier les semences, petite leçon pour reconnaitre un champ de blé bio et un champ de blé conventionnel.

Journée de bonheur! on serait bien resté jusqu’au soir … ou plus, à voir puisqu’il y a des gîtes!

Chez Cindy et Nathan, Ferme de Beauce (28)

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Le bâtiment construit à quatre mains par Cindy et Nathan avance : de l’intérieur côté habitation, côté laboratoire et boutique et dehors la future terrasse. Impressionnant!

En route pour les poulaillers : un pour les poules pondeuses, cinq pour les poussins et poulets destinés à la vente en poulet de chair, un en période de vide sanitaire.IMG_2441IMG_2445IMG_2446IMG_2447IMG_2451IMG_2452

🍐 Les fruits : pommes, poires et kiwi

Éric Duriez

La ferme des Perrières (45)

Une ferme pionnière en agriculture bio dans Le Val de Loire

Issu de parents agriculteurs dans la Nièvre, Eric Duriez, 48 ans, a une formation d’ingénieur en agriculture. Il a passé l’ensemble de son parcours professionnel dans la pépiniérie ornementale.
En 2015, alors qu’il souhaite se lancer à son compte pour être le plus autonome possible, il reprend la ferme de Catherine Carré à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin dans le Loiret. Une ferme de 15 hectares, pionnière de l’agriculture biologique depuis 1964 : 3,5 ha en pommiers, 2 ha en poiriers, 0,5 ha en cerisiers, 0,5 ha en kiwi et aussi 5 à 6 ha en maraîchage plein champ et sous serres.

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Les poiriers vieux de 40 ans

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Maraîcher et arboriculteur, certifié bio par Ecocert et Bio Cohérence, il emploie 8 salariés/équivalents temps plein.
Il écoule sa production en vente directe avec des AMAP,  et avec des groupements de producteurs dans le Val de Loire et l’Île-de-France.

Au mois de mars dernier, Eric a planté 1000 pommiers sur 0,5 ha dans le but de renouveler petit à petit les plus vieux arbres de ses vergers. Les variétés plantées seront plus résistantes aux maladies et intéressantes au niveau gustatif ! Pour financer l’infrastructure de cette jeune plantation – poteaux, fils de fer, filets, système d’arrosage – il prévoit de proposer le parrainage d’un arbre.

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Pommes et poires sont distribuées d’octobre à mars, les kiwis entre le 15 novembre et le 15 février, les cerises entre fin mai et la mi-juin, chaque récolte dépendant des aléas.

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Abri à insectes dans les poiriers

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Gouvernance partagée

La gouvernance partagée pour débutants

En adhérant à notre AMAP, vous aurez non seulement de bons légumes mais vous découvrirez aussi un fonctionnement associatif original : un fonctionnement horizontal et efficace et une gouvernance partagée. Nous sommes déclarés association Loi 1901 à la Préfecture sous statut de direction collégiale.

Les fondateurs de l’AMAP Élément Terre se sont inspirés des principes diffusés par le MOOC Gouvernance Partagée produit au printemps 2017 par l’Université Du Nous (UDN) et Colibris afin d’être dans une association régie en démocratie horizontale et efficace. Nous empruntons souvent le vocabulaire de l’UDN, mais nous n’appliquons pas à la lettre ses idées, nous prenons ce que nous jugeons utile pour une association comme la nôtre.

Au départ, nous avons mis en place une sorte de charte relationnelle dite “cadre de sécurité” et, autant que possible, nous appliquons les principes de la communication non violente. C’est dans une ambiance tranquille que les débats ont lieu et chacun, dans un esprit de coopération plutôt que de compétition, peut exprimer ses idées sans être jugé, parler pour faire avancer le projet.

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Ensuite nous avons organisé les cercles de travail et un cercle coeur, tous équivalents. Chaque cercle a des responsabilités, ses membres prennent collectivement les décisions opérationnelles dans le périmètre de leurs “missions”.

  • les cercles permanents : cercle administratif et financier, cercle producteur, cercle communication, cercle distribution. Chaque cercle se réunit ou échange à son rythme.
  • les cercles temporaires : cercle de démarrage, cercle d’accueil …
  • le cercle coeur réunit régulièrement au moins un membre de chaque cercle pour débattre et prendre les décisions stratégiques concernant tous les cercles.

Tous les cercles sont équivalents. Tous les adhérents choisissent et sont membres d’un cercle. Mais n’ayez crainte, personne n’est obligé de lire ou de répondre à un mail, ni d’aller à une réunion. Simplement si vous avez envie de vous impliquer, c’est dans le cercle choisi que vous pourrez le faire.

Les décisions sont prises selon le processus de consentement après levée des “objections raisonnables”.

Ce type de fonctionnement n’est pas encore très répandu dans les associations de quartiers et nous faisons de temps en temps des soirées pour échanger des propositions et l’améliorer.

A bientôt, pour des légumes et des cercles!

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Histoire du mouvement des AMAP

D’où viennent les AMAP ?

Les premières formes d’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) sont apparues dans les années 1970 au Japon, en Suisse et en Allemagne. En France, la première AMAP a été créée en avril 2001 par des membres d’ATTAC et de la Confédération Paysanne à Aubagne, en lien avec la ferme des Olivades.

La première charte des AMAP est rédigée par Alliance Provence en 2003, et l’appellation AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est déposée à l’INPI.

Le mouvement inter-régional des AMAP (MIRAMAP) est né en 2010 pour créer des liens entre les différents réseaux régionaux. La nouvelle charte des AMAP est rédigée en 2014.

En Ile-de-France, la première AMAP est créée en 2003 à Pantin. Le réseau AMAP Ile-de-France est fondé un an après. En 2016 on compte 300 groupes et 150 paysans en AMAP.

Les principes des AMAP :

Les AMAP visent au maintien de l’emploi agricole, à l’installation de jeunes agriculteurs et ont pour but de faciliter le passage de modes de production conventionnels à des modes de production agro-écologiques. Les AMAP promeuvent des activités écologiquement saines, économiquement viables, et socialement équitables. Elles souhaitent participer au développement durable du territoire sur lequel elles sont implantées.

Les rendez-vous du MIRAMAP :

affiche Printemps d InPACT et rencontre nationale des AMAP 18 mai 2018 jpeg-1