2/06/18 – Visites dans les fermes

Chez Pascal et Claire Garros, céréaliers et Olivier Lavielle, paysan-boulanger Le Fournil Le pain Commun –  Ferme de la Basse-Cour à Gommerville (28)

L’accueil du matin se fait au fournil situé dans la ferme de la Basse-cour avec brioche, confiture artisanale, beurre jaune « bouton d’or », pains aux graines et au petit-épeautre, thé, café … le soleil, les rosiers en fleur et le cèdre de la cour.

Olivier nous explique à l’aide d’un moulin miniature à meule de pierre comment on meule le blé pour obtenir différentes farines. C’est ce type de moulin qu’il souhaite acquérir dès que sa formation sera terminée et qu’il en aura les moyens.

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Pascal nous raconte l’histoire de la ferme de la Basse-Cour avec ses 175 hectares céréaliers. Et les 20 années de transformation pour aller vers un modèle biologique et intégré au maximum dans le territoire de l’Eure et Loir.

Devant le champ expérimental où poussent les blés « anciens » avec lesquels Olivier espère faire des pains plus tard quand il aura multiplier les semences, petite leçon pour reconnaitre un champ de blé bio et un champ de blé conventionnel.

Journée de bonheur! on serait bien resté jusqu’au soir … ou plus, à voir puisqu’il y a des gîtes!

Chez Cindy et Nathan, Ferme de Beauce (28)

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Le bâtiment construit à quatre mains par Cindy et Nathan avance : de l’intérieur côté habitation, côté laboratoire et boutique et dehors la future terrasse. Impressionnant!

En route pour les poulaillers : un pour les poules pondeuses, cinq pour les poussins et poulets destinés à la vente en poulet de chair, un en période de vide sanitaire.IMG_2441IMG_2445IMG_2446IMG_2447IMG_2451IMG_2452

Gouvernance partagée

La gouvernance partagée pour débutants

En adhérant à notre AMAP, vous aurez non seulement de bons légumes mais vous découvrirez aussi un fonctionnement associatif original : un fonctionnement horizontal et efficace et une gouvernance partagée. Nous sommes déclarés association Loi 1901 à la Préfecture sous statut de direction collégiale.

Les fondateurs de l’AMAP Élément Terre se sont inspirés des principes diffusés par le MOOC Gouvernance Partagée produit au printemps 2017 par l’Université Du Nous (UDN) et Colibris afin d’être dans une association régie en démocratie horizontale et efficace. Nous empruntons souvent le vocabulaire de l’UDN, mais nous n’appliquons pas à la lettre ses idées, nous prenons ce que nous jugeons utile pour une association comme la nôtre.

Au départ, nous avons mis en place une sorte de charte relationnelle dite « cadre de sécurité » et, autant que possible, nous appliquons les principes de la communication non violente. C’est dans une ambiance tranquille que les débats ont lieu et chacun, dans un esprit de coopération plutôt que de compétition, peut exprimer ses idées sans être jugé, parler pour faire avancer le projet.

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Ensuite nous avons organisé les cercles de travail et un cercle coeur, tous équivalents. Chaque cercle a des responsabilités, ses membres prennent collectivement les décisions opérationnelles dans le périmètre de leurs « missions ».

  • les cercles permanents : cercle administratif et financier, cercle producteur, cercle communication, cercle distribution. Chaque cercle se réunit ou échange à son rythme.
  • les cercles temporaires : cercle de démarrage, cercle d’accueil …
  • le cercle coeur réunit régulièrement au moins un membre de chaque cercle pour débattre et prendre les décisions stratégiques concernant tous les cercles.

Tous les cercles sont équivalents. Tous les adhérents choisissent et sont membres d’un cercle. Mais n’ayez crainte, personne n’est obligé de lire ou de répondre à un mail, ni d’aller à une réunion. Simplement si vous avez envie de vous impliquer, c’est dans le cercle choisi que vous pourrez le faire.

Les décisions sont prises selon le processus de consentement après levée des « objections raisonnables ».

Ce type de fonctionnement n’est pas encore très répandu dans les associations de quartiers et nous faisons de temps en temps des soirées pour échanger des propositions et l’améliorer.

A bientôt, pour des légumes et des cercles!

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Histoire du mouvement des AMAP

D’où viennent les AMAP ?

Les premières formes d’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) sont apparues dans les années 1970 au Japon, en Suisse et en Allemagne. En France, la première AMAP a été créée en avril 2001 par des membres d’ATTAC et de la Confédération Paysanne à Aubagne, en lien avec la ferme des Olivades.

La première charte des AMAP est rédigée par Alliance Provence en 2003, et l’appellation AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est déposée à l’INPI.

Le mouvement inter-régional des AMAP (MIRAMAP) est né en 2010 pour créer des liens entre les différents réseaux régionaux. La nouvelle charte des AMAP est rédigée en 2014.

En Ile-de-France, la première AMAP est créée en 2003 à Pantin. Le réseau AMAP Ile-de-France est fondé un an après. En 2016 on compte 300 groupes et 150 paysans en AMAP.

Les principes des AMAP :

Les AMAP visent au maintien de l’emploi agricole, à l’installation de jeunes agriculteurs et ont pour but de faciliter le passage de modes de production conventionnels à des modes de production agro-écologiques. Les AMAP promeuvent des activités écologiquement saines, économiquement viables, et socialement équitables. Elles souhaitent participer au développement durable du territoire sur lequel elles sont implantées.

Les rendez-vous du MIRAMAP :

affiche Printemps d InPACT et rencontre nationale des AMAP 18 mai 2018 jpeg-1

Spécificités des AMAP

Quelle est la spécificité des AMAP par rapport à d’autres formules de « panier bio » que vous pouvez retrouver un peu partout? Les AMAP créent un lien direct et des engagements réciproques entre adhérent et le paysan, détaillés dans les contrats :

1. Pré-financement de la production : nous achetons par avance une part de récolte qui nous est livrée chaque semaine. Son prix est fixé par l’association et le paysan en fonction des coûts de production de la ferme et non pas selon les prix du marché. L’achat à l’avance garantit un revenu décent au paysan et permet l’autonomie des fermes.

2. Solidarité vis à vis les aléas naturels climatique et biologique. L’agriculteur fixe le contenu des parts de récolte en fonction de l’avancée des cultures. La quantité de légumes peut varier un peu : si la saison est bonne, il y en a pléthore, parfois il y en a moins. En cas de situation exceptionnelle, une réunion entre les adhérents et l’agriculteur est organisée pour envisager les meilleures solutions.

Il n’y a pas d’exigence de calibrage ni de normes esthétiques: bienvenue à tous les légumes !

3. Implication dans la gestion du groupe : les adhérents assurent, à tour de rôle, l’organisation des distributions. Ils participent à la vie de l’association, en intégrant l’un des cercles de l’AMAP ( accueil, relation avec les producteurs, communication …) Au moins une fois par an, une réunion de bilan est effectuée pour définir les améliorations à apporter à l’association.

Produire bio, local, solidaire et sans intermédiaire

Le principe de l’AMAP, Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, est de rapprocher un producteur local et un groupe de « consom’acteurs ». Les objectifs sont multiples :

  • soutenir les producteurs locaux (emplois locaux) aux portes de nos villes. Réduire les transports, supprimer les emballages. Promouvoir un modèle économique performant, social et solidaire. Le prix des parts de récolte doit permettre au producteur de couvrir ses frais, de dégager un revenu décent, tout en restant abordable pour les adhérents.

  • supprimer les intermédiaires entre producteurs et consommateurs. Les intermédiaires coûtent cher et bebe2nous font perdre  de vue les réalités du monde agricole qui nous nourrit. L’argent ne transite pas par la structure associative.
  • freiner le bétonnage des terres agricoles en particulier autour des villes et favoriser l’installation de nouveaux paysans bio.
  • améliorer notre nourriture : les produits sont bio, frais, de saison, ni réfrigérés, ni emballés. Encourager l’emploi de semences paysannes et retrouver des variétés anciennes et de terroir.
  • découvrir ou re-découvrir le contact avec la terre,  en apportant ponctuellement une aide dans les champs au désherbage, aux récoltes ;  cela permet de profiter du bon air et c’est très pédagogique pour les petits et même pour les grands.
  • rapprocher mangeurs et paysans par la transparence technique et économique. Expliquer aux adhérents ses méthodes de travail et la manière dont le prix de la part de récolte est fixé, donner des informations régulières sur l’avancée des cultures.

Du lien direct, de l’éducation au goût et à l’environnement, de la convivialité, des animations pour faciliter les échanges entre adhérents, et avec les paysans partenaires, voilà ce que vous trouverez dans les AMAP.