16/09/18 – Récolte de pommes de terre à la Ferme du Noyer

Dimanche 16 septembre, Jean-Marc nous a invités dans sa ferme pour la récolte des pommes de terre. Sur place, et sous un beau soleil, nous avons retrouvé des adhérents plus matinaux de la deuxième AMAP de Jean-Marc, l’AMAP de la Butte. Nous étions donc une douzaine pour les aider, lui et Omrâan, son saisonnier.
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Les pommes de terre, plantées au mois d’avril, occupaient plusieurs rangées sur une parcelle de 1600 m2. Et c’est après le passage du tracteur pour les déterrer que nous avons pu les ramasser, en prenant bien soin de ne pas mélanger les variétés ! Bintje, à chair farineuse, et Maïwen, à chair plus fine, ne se destinent en effet pas à la même cuisson.

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Après quelques heures et un pique nique convivial à l’ombre du noyer, Jean-Marc a effectué un deuxième passage du tracteur pour biner la terre dans l’autre sens, et nous permettre de repasser sur les bandes pour ramasser les pommes de terre qui nous ont échappé.

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Bilan de la journée, environ une tonne de pommes de terre, rangées dans des filets afin d’être stockées pour l’hiver !

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Le lendemain, Jean-Marc et Omrâan feront deux passages supplémentaires pour ne laisser aucun tubercule aux mulots croisés dans le champ !

Dès le mardi suivant, nous avons retrouvé les premières pommes de terre dans notre panier de la semaine !

 


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Le sel de mer vendéen

Stéphane Guichen

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« Pour moi un marais n’est pas un lieu de production, c’est un corps, un organisme vivant »

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C’est à Beauvoir-sur-Mer que Stéphane Guichen vit au rythme des saisons, dans une salorge sans électricité, en communion avec la nature. Stéphane est saunier.
En 2002, après un voyage en Afrique, il s’installe en Vendée et restaure la soixantaine d’œillets qui composent le marais de la Galopinière. qu’il refait à l’identique de ce qui se faisait traditionnellement. Ce sont de grands œillets de pratiquement 6 sur 10 mètres, bien plus grands que ceux de l’île de Ré. Ils nécessitent une grande perche.

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Il en va du sel comme de tous les autres produits de la terre et de la mer, tous ne se valent pas. Celui de Stéphane, récolté avec amour, est d’une grande qualité. Il suffit de le voir caresser délicatement la surface du marais avec sa longue perche pour s’en convaincre.

La fleur de sel est d’une grande finesse et tout comme le sel gris, bien sèche. Le sel contient de très nombreux oligo-éléments excellents pour la santé.

Voici des vues macro des cristaux du sel de Stéphane.

« Le transport à la voile c’est ramener du temps et de l’espace dans le commerce et la relation humaine. »

Stéphane commercialise son sel dans sa boutique Ty an Holen située à Morlaix. Il vend aussi à des AMAP parisiennes. Sa production d’une dizaine de tonnes de sel par an est entièrement bio. Il l’agrémente de plantes aromatiques de son jardin.

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Notre saunier porte une attention particulière au moyen de transport de son sel. Fatigué de passer du temps en voiture pour acheminer sa production de Beauvoir-sur-Mer à Morlaix, il eut l’idée de faire voyager son sel, comme cela s’était toujours fait, par bateau. Pourtant préférer le fret à la voile à la route a un prix car le transport à la voile est quatre fois plus onéreux : 10 centimes d’euros par kilomètre pour un kilo de sel par la route contre 40 centimes d’euros par la mer. Mais il s’agit pour Stéphane de réduire l‘empreinte carbone du transport de marchandises, et c’est un choix éthique conforme à son choix de vie.

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De même, pour livrer ses AMAP parisiennes, il trouve un voyageur de passage à Morlaix qui accepte de nous apporter le sel au mois de mai. En automne, à la morte saison, Stéphane vient « en chair et en os » rencontrer les amapiens et en profite pour faire du covoiturage.

Mai 2018-Des nouvelles du marais : « Il est tombé tellement de pluie et de neige cet hiver que la Loire a dilué l’eau de la Baie de Bourgneuf et que nous n’avons pas d’eau pour démarrer la récolte ! Inversement de la tendance au mieux mi-juin et donc sel au mieux mi-juillet … C’est ainsi »


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Les céréales et légumineuses

Pascal et Claire Garros

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Des céréaliers beaucerons en bio

La ferme de la Basse Cour, sur le hameau d’Arnouville, commune de Gommerville, est au cœur de la région naturelle de Beauce. Claire et Pascal Garros y cultivent des céréales, des légumes de plein champ et des plantes aromatiques en agriculture biologique, en circuit long, sur 174 hectares.

Pascal Garros s’installe en 1979 avec ses parents sur la ferme familiale puis reprend la ferme en 1991. En 1998, il amorce une conversion progressive à l’agriculture biologique et abandonne notamment la production de betterave sucrière si typique de la région. La conversion est achevée en 2011. Avec des rotations sur 7/8 ans, il introduit entre deux plantations de blé, de nouvelles cultures comme la luzerne, le soja, le lin, les féveroles, les plantes aromatiques, les lentilles, l’avoine, le triticale…

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Depuis 2009, la ferme devient un lieu de distribution hebdomadaire de légumes bio produits par Damien Leroy, maraîcher de Lhopiteau-Voves et de ventes d’autres produits locaux (pain, confitures, œufs, volailles etc). Claire et Pascal plantent également un verger en 2009 et démarrent un rucher en 2011. En juin 2017, ils proposent à Olivier de s’installer comme paysan boulanger et ils le soutiennent dans l’achat de son matériel.

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Claire, architecte de formation, oeuvre en faveur de la diversité tant naturelle que culturelle. Avec eux deux, la ferme est un subtil mélange entre culture biologique et culture artistique, alliant le respect de l’environnement et l’ouverture d’esprit à l’expression artistique contemporaine. Ils organisent depuis 2004 “Prise de terre”, une biennale d’art contemporain. L’accueil en résidence permet aux artistes de concevoir leurs œuvres sur place et de s’inspirer de la réalité de cette ferme atypique en Beauce. Ils proposent également un accueil touristique en chambres d’hôtes. Aujourd’hui, ils sont 4 à travailler sur la ferme, ils accueillent aussi stagiaires et wwoofers.

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En mai 2018, ils ont accueilli le Printemps d’InPACT, rasssemblement festif sur 3 jours organisés par dix structures de l’agriculture citoyenne et territoriale avec conférences, concerts, spectacles, expositions, visites de ferme, village des associations …

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Les fruits : pommes, poires et kiwi

Éric Duriez

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Une ferme pionnière en agriculture bio dans Le Val de Loire

Issu de parents agriculteurs dans la Nièvre, Eric Duriez, 48 ans, a une formation d’ingénieur en agriculture. Il a passé l’ensemble de son parcours professionnel dans la pépiniérie ornementale.
En 2015, alors qu’il souhaite se lancer à son compte pour être le plus autonome possible, il reprend la ferme de Catherine Carré à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin dans le Loiret. Une ferme de 15 hectares, pionnière de l’agriculture biologique depuis 1964 : 3,5 ha en pommiers, 2 ha en poiriers, 0,5 ha en cerisiers, 0,5 ha en kiwi et aussi 5 à 6 ha en maraîchage plein champ et sous serres.

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Les poiriers vieux de 40 ans

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Maraîcher et arboriculteur, certifié bio par Ecocert et Bio Cohérence, il emploie 8 salariés/équivalents temps plein.
Il écoule sa production en vente directe avec des AMAP,  et avec des groupements de producteurs dans le Val de Loire et l’Île-de-France.

Au mois de mars dernier, Eric a planté 1000 pommiers sur 0,5 ha dans le but de renouveler petit à petit les plus vieux arbres de ses vergers. Les variétés plantées seront plus résistantes aux maladies et intéressantes au niveau gustatif ! Pour financer l’infrastructure de cette jeune plantation – poteaux, fils de fer, filets, système d’arrosage – il prévoit de proposer le parrainage d’un arbre.

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Pommes et poires sont distribuées d’octobre à mars, les kiwis entre le 15 novembre et le 15 février, les cerises entre fin mai et la mi-juin, chaque récolte dépendant des aléas.

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Abri à insectes dans les poiriers

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Parts de récolte de légumes

Jean-Marc Jendrier

Ferme du Noyer à Lumeau (28)

Des légumes récoltés le jour même

 

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Jean-Marc s’est installé en 2012 dans la ferme qui avait appartenu à sa grand-mère. Après avoir exercé différents métiers dans et hors agriculture, en 2012, à 38 ans, il s’est reconverti dans le maraîchage biologique.

 

Autour de sa maison et d’un immense noyer, il possède 2,7 hectares répartis en deux parcelles. Il cultive une soixantaine de variétés de légume par saison, de 45 espèces différentes, sous 4 tunnels ( non chauffés comme c’est la règle en agriculture biologique ) de 810 m2 et en plein champ. A terme, la surface de tunnels devrait doubler pour atteindre 10% de la surface cultivée.

Le noyer en fleurs

Tout autour de ses champs Jean-Marc a planté des arbustes : de petits fruits rouges (cassissiers, framboisiers et groseillers) et autres arbres à baies comme les sureaux, sorbiers et amélanchiers, et aussi de la rhubarbe. Et des arbres plus grands : noisetiers, pêches de vigne, figuiers, chataigniers, amandiers, plusieurs variétés de pommiers, de poiriers, de pruniers, de cognassiers et d’abricotiers.

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Près de la maison, il y a également un pied de vigne qui était là du temps de sa grand-mère et que Jean-Marc soigne et multiplie, à côté de raisin muscat et chasselas qu’il a plantés.

 

Pour le moment la Ferme du noyer a la certification bio de Ecocert depuis 2013, mais Jean-Marc n’en est pas satisfait et souhaite faire évoluer ses terres vers les critères de Nature et Progrès plus soucieux de développement agro-écologique ou la charte Bio Cohérence qui englobe aussi une démarche de progrès sur les aspects sociaux et environnementaux.

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Semis et plantation à la main

 

Jean-Marc repique

 

Epinards

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Epinards et blettes

Certification bio : http://certificat.ecocert.com/client.php?source=recherche&id=7BA38E9C-2DB1-4C9C-8FA8-47BA95EECFF2

 

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