🧀 Fromages de chèvre

La Celle les Bordes (78) – Haute Vallée de Chevreuse

Un contrat fromage de chèvre a été disponible pour la saison 2019-2020, grâce à un partenariat avec Claudie & Philippe Le Quéré de la La Ferme de la Noue

Une ferme bio, avec 54 chèvres 🐐, des poules 🐔 (et des renards bio 🦊 qui leurs causent bien des tracas), des brebis, des oies, des lapins, des chiens et des cochons 🐖🐖🐖 ! Vous pouvez voir un portrait de Claudie et des informations sur la ferme sur leur site http://www.fermedelanoue.net/

L’endroit est magnifique et les producteurs forts sympathiques ! Les chèvres ont chacune leur petit nom: Iadelajoie, Ioupi, Iaourt…  iPhone. L’année des “i” oblige ! 

Elles peuvent gambader librement dans le grand près qui jouxte la chèvrerie. Lors de notre visite, elles sont d’ailleurs venues nous y saluer.

La traite n’a lieu qu’une fois par jour pour le bien-être des animaux et pas trop tôt pour permettre aux visiteurs scolaires et autres d’y assister. 

La fromagerie où sont fabriqués et vendus les fromages ! Miam ! 😋

Claudie a voulu diversifier les activités de la ferme: des visites et ateliers de fabrication de fromage pour les groupes scolaires ou non, une boutique à la ferme, un espace de pique-nique avec paniers fermiers et goûter pour randonneurs.

Jean-Marc, notre partenaire maraîcher lors de la saison 2019-2020, rapportait aussi les fromages à livrer. Une coopération pour le transport plus judicieuse du point de vue écologique.

Les référents fromage 🧀 : Charlotte et Clément

🧂 Le sel de mer vendéen

Stéphane Guichen

Beauvoir-sur-mer (85230)

« Pour moi un marais n’est pas un lieu de production, c’est un corps, un organisme vivant »

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C’est à Beauvoir-sur-Mer que Stéphane Guichen vit au rythme des saisons, dans une salorge sans électricité, en communion avec la nature. Stéphane est saunier.
En 2002, après un voyage en Afrique, il s’installe en Vendée et restaure la soixantaine d’œillets qui composent le marais de la Galopinière. qu’il refait à l’identique de ce qui se faisait traditionnellement. Ce sont de grands œillets de pratiquement 6 sur 10 mètres, bien plus grands que ceux de l’île de Ré. Ils nécessitent une grande perche.

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Il en va du sel comme de tous les autres produits de la terre et de la mer, tous ne se valent pas. Celui de Stéphane, récolté avec amour, est d’une grande qualité. Il suffit de le voir caresser délicatement la surface du marais avec sa longue perche pour s’en convaincre.

La fleur de sel est d’une grande finesse et tout comme le sel gris, bien sèche. Le sel contient de très nombreux oligo-éléments excellents pour la santé.

Voici des vues macro des cristaux du sel de Stéphane.

« Le transport à la voile c’est ramener du temps et de l’espace dans le commerce et la relation humaine. »

Stéphane commercialise son sel dans sa boutique Ty an Holen située à Morlaix. Il vend aussi à des AMAP parisiennes. Sa production d’une dizaine de tonnes de sel par an est entièrement bio. Il l’agrémente de plantes aromatiques de son jardin.

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Notre saunier porte une attention particulière au moyen de transport de son sel. Fatigué de passer du temps en voiture pour acheminer sa production de Beauvoir-sur-Mer à Morlaix, il eut l’idée de faire voyager son sel, comme cela s’était toujours fait, par bateau. Pourtant préférer le fret à la voile à la route a un prix car le transport à la voile est quatre fois plus onéreux : 10 centimes d’euros par kilomètre pour un kilo de sel par la route contre 40 centimes d’euros par la mer. Mais il s’agit pour Stéphane de réduire l‘empreinte carbone du transport de marchandises, et c’est un choix éthique conforme à son choix de vie.

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De même, pour livrer ses AMAP parisiennes, il trouve un voyageur de passage à Morlaix qui accepte de nous apporter le sel au mois de mai. En automne, à la morte saison, Stéphane vient « en chair et en os » rencontrer les amapiens et en profite pour faire du covoiturage.

Mai 2018-Des nouvelles du marais : « Il est tombé tellement de pluie et de neige cet hiver que la Loire a dilué l’eau de la Baie de Bourgneuf et que nous n’avons pas d’eau pour démarrer la récolte ! Inversement de la tendance au mieux mi-juin et donc sel au mieux mi-juillet … C’est ainsi »

🍐 Les fruits : pommes, poires et kiwi

Éric Duriez

La ferme des Perrières (45)

Une ferme pionnière en agriculture bio dans Le Val de Loire

Issu de parents agriculteurs dans la Nièvre, Eric Duriez, 48 ans, a une formation d’ingénieur en agriculture. Il a passé l’ensemble de son parcours professionnel dans la pépiniérie ornementale.
En 2015, alors qu’il souhaite se lancer à son compte pour être le plus autonome possible, il reprend la ferme de Catherine Carré à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin dans le Loiret. Une ferme de 15 hectares, pionnière de l’agriculture biologique depuis 1964 : 3,5 ha en pommiers, 2 ha en poiriers, 0,5 ha en cerisiers, 0,5 ha en kiwi et aussi 5 à 6 ha en maraîchage plein champ et sous serres.

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Les poiriers vieux de 40 ans

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Maraîcher et arboriculteur, certifié bio par Ecocert et Bio Cohérence, il emploie 8 salariés/équivalents temps plein.
Il écoule sa production en vente directe avec des AMAP,  et avec des groupements de producteurs dans le Val de Loire et l’Île-de-France.

Au mois de mars dernier, Eric a planté 1000 pommiers sur 0,5 ha dans le but de renouveler petit à petit les plus vieux arbres de ses vergers. Les variétés plantées seront plus résistantes aux maladies et intéressantes au niveau gustatif ! Pour financer l’infrastructure de cette jeune plantation – poteaux, fils de fer, filets, système d’arrosage – il prévoit de proposer le parrainage d’un arbre.

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Pommes et poires sont distribuées d’octobre à mars, les kiwis entre le 15 novembre et le 15 février, les cerises entre fin mai et la mi-juin, chaque récolte dépendant des aléas.

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Abri à insectes dans les poiriers

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🥬 Parts de récolte de légumes

Mélanie Ligouis

Ferme La bêche à Mèl (45)

Des légumes récoltés à maturité, le jour même, non réfrigérés, non emballés, transportés sur 115 km, livrés sans intermédiaire!

Nous soutenons l’installation d’une jeune paysanne et de son compagnon et la création de leur ferme.

 
 

Issue d’une famille d’agriculteur (ses grands parents, ses oncles et son père), Mélanie a grandi dans la ferme familiale à Sougy au nord du Loiret. À 19 ans, elle part vivre à Paris pour ses études puis travailler une quinzaine d’années dans un laboratoire privé de recherche sur les allergies alimentaires. 

Son conjoint Fabien et elle décident un jour de prendre une année sabbatique pour prendre du recul. Elle ne se retrouve plus dans les valeurs de son entreprise: toujours la même chose, travailler pour faire des profits pour les actionnaires. Ils se questionnent sur leur mode de vie, l’évolution de notre civilisation, le réchauffement climatique. Ils s’intéressent à l’écologie, la permaculture, Incroyables comestibles et l’agriculture urbaine.

Ils prennent alors la décision de changer de vie et de reprendre à terme la ferme familiale. A l’aide du compte Congé individuel de formation, elle prépare un BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole qu’elle obtient en juin 2019. Elle suit un Stage Paysan Créatif avec l’ADEAR (Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural) du Loiret pour continuer sa formation pendant un an: six sessions dans différentes fermes pour échanger et construire son projet. Elle ne souhaite pas passer ses journées sur des gros tracteurs, alors elle choisit le maraîchage pour être plus près des plantes et de la vie. Son père met à sa disposition 1,2 hectare pour commencer son installation et quand arrive la Covid-19 et le confinement, elle reste sur la ferme où elle est prise comme stagiaire.

En janvier 2020, avec la famille et des amis, Mélanie et Fabien plantent 300 arbres de 20 espèces différentes pour faire une haie au milieu de cette immensité plane qu’est la plaine de Beauce: retenir l’eau, améliorer les sols, accueillir la biodiversité, abriter les prédateurs des insectes qui mangent les cultures bio, mettre du relief dans le paysage, récolter les fruits, abriter ses cultures des traitements toxiques des cultures conventionnelles voisines. En mars elle a commencé à planter des légumes dans 500 m2 de serres et sur 2000 m2 de plein champ.

Elle crée son entreprise, La Bêche à Mèl, et vend ses premiers légumes en conversion bio mi-mai sur un marché local et dans un magasin à la ferme aux habitants des alentours contents d’avoir du « frais, bio et local ». Mélanie et Fabien construisent une chambre froide écologique dans une immense grange avec l’aide d’un ami menuisier.

Pendant ce temps, Fabien continue son travail d’informaticien à 4/5è et passe le reste du temps à la ferme où il est « conjoint collaborateur » en attendant de passer lui aussi un BPREA. 

Leurs projets : doubler la surface de serres et planter sur la totalité des 1,2 ha et surtout reprendre la ferme familiale quand l’heure de la retraite sera venue pour le père de Mélanie, en la convertissant à l’agriculture biologique.

Elle rencontre au mois d’aout Jean-Marc qui recherche quelqu’un pour lui succéder comme maraîcher de notre AMAP. Elle décide alors de se lancer dans l’aventure de ce partenariat solidaire avec nous.

Notre AMAP est fière de soutenir le projet d’une jeune femme qui s’installe et s’engage à produire une partie de notre nourriture. Nous irons bientôt, quand la crise nous le permettra, visiter sa ferme et faire un grand pique-nique pour rattraper toute la convivialité perdue pendant ces longs mois de pandémie.

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🐔 Les poulets et les oeufs

Cindy Béghin et Nathan Cochin

La Ferme de Beauce à Gouillons (28)

Ils ont construit leur bâtiment eux-mêmes.

Cindy et Nathan ont crée ensemble la Ferme de Beauce en sortant du lycée agricole sur 4 hectares de terres cédées par le père de Nathan, céréalier en agriculture conventionnelle. Ils ont choisi de s’installer en agriculture biologique et de travailler dans le respect de la condition animale.

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Les poulaillers des poulets de chair sont répartis en huit enclos. Au milieu de chacun une cabane en bois abrite les nids, les mangeoires, abreuvoirs et perchoirs. Un enclos reste vide, par rotation, pour permettre le «vide sanitaire» annuel : le nettoyage de chaque poulailler.

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Un hangar en bois construit par Cindy et Nathan contient les réserves, les couveuses, la tuerie, un abri pour le matériel et leur maison.

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Le hangar en cours de construction en 2017

Un deuxième hangar a été construit en 2019 pour abriter leurs 2000 poules pondeuses, c’est beau, grand et propre, les poules s’acclimatent doucement à leur nouvel environnement.

La ferme a évolué pour leur permettre de se dégager un revenu décent et pour répondre aux demandes locales grandissantes. Ils approvisionnent maintenant, en plus de leurs cinq AMAP locales et parisiennes, des hôtels, restaurants, boulangeries, un magasin de producteurs à Paris et un magasin local.

Nous savons d’où viennent nos œufs et nos poulets, la façon dont ils vivent et comment ils sont nourris. Notre AMAP accompagne le jeune couple depuis son installation et nous sommes fiers de les soutenir et de les voir évoluer.

Les animaux sont nourris avec les céréales bio achetées près de chez eux, à La Ferme biologique de la Basse cour. Des arbres fruitiers bio ont été plantés dès le début pour améliorer le sol beauceron de la ferme et procurer de l’ombre aux animaux.

Choix de l’autonomie de la ferme et bonnes pratiques

A terme, les aviculteurs vont produire eux-mêmes la nourriture des poules en produisant des céréales bio. Ils abattent eux-mêmes leurs poulets qu’ils gardent 110-120 jours, la norme bio étant de minimum 81 jours.

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L’organisme certificateur Certipaq bio, atteste chaque année que le cahier des charges en agriculture biologique est respecté.

Certification bio par Certipaq