30/09/18 – Fin d’été à la Ferme des Perrières

Journée portes ouvertes chez notre producteur de fruits

Dans la cour de la ferme, stands d’associations, fabrication du jus de pommes, marché bio (bières, légumes, fromages, céréales)…

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Visite du verger

Les vergers de la ferme des Perrières sont pour certains assez vieux: certains arbres ont près de 40 ans, les arbres sont fragiles, les variétés plantées ne sont pas très résistantes aux maladies. D’où un soin accru et une gestion très attentive.

Les arbres fruitiers sont en agriculture biologique difficiles à entretenir: maladies et parasites sont nombreux, pour les pommiers: carpocapse (vers des pommiers et des poiriers) et tavelure (maladie cryptogamique des pommiers et poiriers).

Les kiwis

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🧂 Le sel de mer vendéen

Stéphane Guichen

Beauvoir-sur-mer (85230)

« Pour moi un marais n’est pas un lieu de production, c’est un corps, un organisme vivant »

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C’est à Beauvoir-sur-Mer que Stéphane Guichen vit au rythme des saisons, dans une salorge sans électricité, en communion avec la nature. Stéphane est saunier.
En 2002, après un voyage en Afrique, il s’installe en Vendée et restaure la soixantaine d’œillets qui composent le marais de la Galopinière. qu’il refait à l’identique de ce qui se faisait traditionnellement. Ce sont de grands œillets de pratiquement 6 sur 10 mètres, bien plus grands que ceux de l’île de Ré. Ils nécessitent une grande perche.

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Il en va du sel comme de tous les autres produits de la terre et de la mer, tous ne se valent pas. Celui de Stéphane, récolté avec amour, est d’une grande qualité. Il suffit de le voir caresser délicatement la surface du marais avec sa longue perche pour s’en convaincre.

La fleur de sel est d’une grande finesse et tout comme le sel gris, bien sèche. Le sel contient de très nombreux oligo-éléments excellents pour la santé.

Voici des vues macro des cristaux du sel de Stéphane.

« Le transport à la voile c’est ramener du temps et de l’espace dans le commerce et la relation humaine. »

Stéphane commercialise son sel dans sa boutique Ty an Holen située à Morlaix. Il vend aussi à des AMAP parisiennes. Sa production d’une dizaine de tonnes de sel par an est entièrement bio. Il l’agrémente de plantes aromatiques de son jardin.

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Notre saunier porte une attention particulière au moyen de transport de son sel. Fatigué de passer du temps en voiture pour acheminer sa production de Beauvoir-sur-Mer à Morlaix, il eut l’idée de faire voyager son sel, comme cela s’était toujours fait, par bateau. Pourtant préférer le fret à la voile à la route a un prix car le transport à la voile est quatre fois plus onéreux : 10 centimes d’euros par kilomètre pour un kilo de sel par la route contre 40 centimes d’euros par la mer. Mais il s’agit pour Stéphane de réduire l‘empreinte carbone du transport de marchandises, et c’est un choix éthique conforme à son choix de vie.

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De même, pour livrer ses AMAP parisiennes, il trouve un voyageur de passage à Morlaix qui accepte de nous apporter le sel au mois de mai. En automne, à la morte saison, Stéphane vient « en chair et en os » rencontrer les amapiens et en profite pour faire du covoiturage.

Mai 2018-Des nouvelles du marais : « Il est tombé tellement de pluie et de neige cet hiver que la Loire a dilué l’eau de la Baie de Bourgneuf et que nous n’avons pas d’eau pour démarrer la récolte ! Inversement de la tendance au mieux mi-juin et donc sel au mieux mi-juillet … C’est ainsi »

Les blés anciens d’Olivier et les champs de Pascal – Gommerville(28)

Suite au départ à la retraite de Pascal Garros, cet été 2020, et à la cession des terres et bâtiments de la ferme à un repreneur, Olivier part vers une autre aventure, il est en train de s’installer dans un autre site, avec un autre projet. Il reviendra vers nous avec ses merveilleux pains en janvier 2021.

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Pour fêter ses premiers mois de production de pain, Olivier, le boulanger partenaire de notre AMAP, a invité tous ses mangeurs de pain à la ferme de la Basse Cour. Au programme: visite des champs de blés anciens, dégustation de pain, déjeuner sous les arbres, rencontre avec d’autres mangeurs de pain pas forcément en AMAP, discussions, échange d’informations, projection d’un film et…. convivialité.

Nous sommes d’abord allés faire une visite dans les champs. Olivier nous a présenté la parcelle sur laquelle il mène des essais. Il a ainsi planté une vingtaine de blés anciens obtenus auprès de l’INRA et du réseau “Semences paysannes”. Les graines ont bien poussé. L’heure est maintenant venue d’étudier l’adaptation de ces céréales à la terre de Beauce et leur intérêt pour la boulangerie .

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Ensuite, Pascal, céréalier bio propriétaire de la ferme où est installé Olivier, nous a présenté les parcelles de céréales plus classiques qui fourniront la farine pour le pain qu’Olivier produira à la prochaine saison. Cultiver du blé biologique… pas si simple! Dans ce champ de blé, trois variétés de blés ont été plantées simultanément. Dans la mesure où le blé est très consommateur d’azote, il est nécessaire de faire une rotation des sols. La prochaine plantation de blé sur cette parcelle aura donc lieu dans 7 ans. Entre temps, de la luzerne, du quinoa, de l’épeautre, des lentilles ou encore des herbes aromatiques y seront plantés. Mais, quand on veut, on y arrive: voyez ce magnifique champ de blé!

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Ci-dessous, voici le champ de petit épeautre (ou engrain). Il s’agit d’une des céréales les plus anciennes cultivées par l’humanité. Pour les novices : l’épeautre est un type de céréales, alors que le blé en est une autre.

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Après un repas très sympathique, nous avons visionné le documentaire « Du grain au pain, cultivons la biodiversité » présentant une rencontre internationale de paysans boulangers,  boulangers, meuniers et chercheurs de 19 pays cherchant à perpétrer et à partager leurs connaissances et savoir-faire.

Avant de repartir, nous prenons le temps de faire quelques achats à la boutique tenue par Claire et Pascal. Entre autres, s’y trouvent leurs farines, leur quinoa et leurs lentilles.

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Maintenant une devinette : quelles différences y a-t-il entre un champ de blé conventionnel et un champ de blé bio? Saurez-vous les reconnaître?

Quels sont les différences entre ces deux champs?

Champ A photos 1 et 2 / Champ B photos 3 et 4 : lequel est bio? lequel n’est pas bio?

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ci-dessus photos 1 et 2

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Ci-dessus photos 3 et 4

2/06/18 – Visites dans les fermes

Chez Pascal et Claire Garros, céréaliers et Olivier Lavielle, paysan-boulanger Le Fournil Le pain Commun –  Ferme de la Basse-Cour à Gommerville (28)

Chez Cindy et Nathan, aviculteurs – La Ferme de Beauce (28)

L’accueil du matin se fait au fournil situé dans la ferme de la Basse-cour avec brioche, confiture artisanale, beurre jaune “bouton d’or”, pains aux graines et au petit-épeautre, thé, café … le soleil, les rosiers en fleur et le cèdre de la cour.

Olivier nous explique à l’aide d’un moulin miniature à meule de pierre comment on meule le blé pour obtenir différentes farines. C’est ce type de moulin qu’il souhaite acquérir dès que sa formation sera terminée et qu’il en aura les moyens.

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Pascal nous raconte l’histoire de la ferme de la Basse-Cour avec ses 175 hectares céréaliers. Et les 20 années de transformation pour aller vers un modèle biologique et intégré au maximum dans le territoire de l’Eure et Loir.

Devant le champ expérimental où poussent les blés “anciens” avec lesquels Olivier espère faire des pains plus tard quand il aura multiplier les semences, petite leçon pour reconnaitre un champ de blé bio et un champ de blé conventionnel.

Journée de bonheur! on serait bien resté jusqu’au soir … ou plus, à voir puisqu’il y a des gîtes!

Chez Cindy et Nathan, Ferme de Beauce (28)

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Le bâtiment construit à quatre mains par Cindy et Nathan avance : de l’intérieur côté habitation, côté laboratoire et boutique et dehors la future terrasse. Impressionnant!

En route pour les poulaillers : un pour les poules pondeuses, cinq pour les poussins et poulets destinés à la vente en poulet de chair, un en période de vide sanitaire.IMG_2441IMG_2445IMG_2446IMG_2447IMG_2451IMG_2452

🍐 Les fruits : pommes, poires et kiwi

Éric Duriez

La ferme des Perrières (45)

Une ferme pionnière en agriculture bio dans Le Val de Loire

Issu de parents agriculteurs dans la Nièvre, Eric Duriez, 48 ans, a une formation d’ingénieur en agriculture. Il a passé l’ensemble de son parcours professionnel dans la pépiniérie ornementale.
En 2015, alors qu’il souhaite se lancer à son compte pour être le plus autonome possible, il reprend la ferme de Catherine Carré à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin dans le Loiret. Une ferme de 15 hectares, pionnière de l’agriculture biologique depuis 1964 : 3,5 ha en pommiers, 2 ha en poiriers, 0,5 ha en cerisiers, 0,5 ha en kiwi et aussi 5 à 6 ha en maraîchage plein champ et sous serres.

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Les poiriers vieux de 40 ans

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Maraîcher et arboriculteur, certifié bio par Ecocert et Bio Cohérence, il emploie 8 salariés/équivalents temps plein.
Il écoule sa production en vente directe avec des AMAP,  et avec des groupements de producteurs dans le Val de Loire et l’Île-de-France.

Au mois de mars dernier, Eric a planté 1000 pommiers sur 0,5 ha dans le but de renouveler petit à petit les plus vieux arbres de ses vergers. Les variétés plantées seront plus résistantes aux maladies et intéressantes au niveau gustatif ! Pour financer l’infrastructure de cette jeune plantation – poteaux, fils de fer, filets, système d’arrosage – il prévoit de proposer le parrainage d’un arbre.

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Pommes et poires sont distribuées d’octobre à mars, les kiwis entre le 15 novembre et le 15 février, les cerises entre fin mai et la mi-juin, chaque récolte dépendant des aléas.

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Abri à insectes dans les poiriers

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